Portrait de producteurs : Découvrez Gisèle Bordenave vigneronne à Monein

Portrait de producteurs : Découvrez Gisèle Bordenave vigneronne à Monein

Cette semaine, le Drive Fermier de Pau est allé à la rencontre de Gisèle et André du domaine Bordenave. Ils sont heureux de vous présenter leur amour et leur passion du vin.


Portrait de Producteurs : Gisèle et André Bordenave
 

« Nous sommes la 11 ème génération », indique André.

Au coeur de l'appellation du Jurançon, à Monein, se trouve l’une des plus anciennes propriétés de la région : le domaine Bordenave. Créé en 1676, ce domaine exploité de père en fils et fille, était pluriactif. On y retrouvait un élevage de bovins, une production viticole, une production de céréales etc... Aujourd'hui, ce domaine géré par Gisèle et André Bordenave, produit exclusivement du vin de Jurançon. 


Produire du Jurançon est une école de l’art et de la patience. Il est important pour la famille Bordenave de privilégier la recherche permanente de la qualité à celle de la quantité.

Ainsi, suite à son obtention du diplôme d’œnologue à l’université de Bordeaux et une expérience dans un 1er Cru Classé en Sauterne. Gisèle Bordenave a décidé, en 1993 de vinifier et de débuter la première mise en bouteille du domaine Bordenave.

Cette première bouteille a remporté la médaille d’or du meilleur vin blanc de Jurançon au concours général agricole, deux années consécutives, en 1993 et 1994. L’année suivante ils ont remporté le titre du meilleur vin blanc de France rapport qualité prix. « C’est à cet instant que l'on a su que l'on devait laisser définitivement les vaches et les animaux pour se lancer dans le vin », confirme André.

Un amour et une passion nourrit par Gisèle et André, permettant d'agrandir le domaine de 8 hectares en 1993 à 20 hectares aujourd'hui.
 

Une passion et une culture autour du monde du vin
 

 « D’aussi loin que je me souvienne, mon enfance a toujours été rythmée par le cadre et l’environnement majestueux des vignobles. Petite, je suivais mes parents et grands-parents dans les vignes et dans les chais. J’étais déjà fascinée par toute la magie qui entoure le monde chaleureux du vin. Plus tard, initiée au vocabulaire puis à la véritable science de la connaissance des vins, j’ai appris que goûter est aussi un métier. », raconte Gisèle.

« Culture et vin sont intimement liés pour moi. On y trouve un enrichissement et une mise en valeur des émotions. Les associer c’est laisser une empreinte d’émotion favorisant les différents sens et de belles rencontres. », prolonge Gisèle.

En tant que vigneronne, elle compose avec le terroir et les cépages. Tel le musicien avec ses partitions de musique, Gisèle recherche l’équilibre et l’harmonie entre les notes et les arômes.
 

Une « terre de mémoire »
 

60% du vin de Jurançon est produit autour du canton de Monein. Celui-ci compte environ 300 propriétés de vignes.  Les différents aspects du métier de vigneron sont peu connus. Ils doivent maitriser à la fois les techniques les plus modernes et gérer un savoir-faire dont ils sont les héritiers.

Aujourd’hui, le métier de viticulteur a évolué et prend en compte différents volets. Notamment l’entretien au global de la vigne et des chais mais aussi les volets administratifs et commerciaux. « Nous restons cependant les garants d’une tradition. Ce qui doit se traduire par une attitude dynamique de valorisation des terroirs », souligne Gisèle.

« Notre but est de varier les plaisirs autour du Jurançon », explique André. Au-delà d’un vin de qualité. la famille souhaite faire perdurer l'histoire, au travers de « Balade Vigneronne » et de leur célèbre « Dive Bouteille » installé à l'entrée du domaine. Cette exposition créée à partir d’objets ferreux récupérés au fil des années, est porteuse d’histoire. Elle redonne une âme et une nouvelle existence à des objets, outils et compose avec le souvenir de leur vie antérieure.

C'est avant tout une belle dynamique collective portée par des familles du canton. Alliant la mise en valeur du patrimoine rural, culturel et mettant en lumière la devise du Domaine Bordenave « le plaisir partagé ».
 

L’avenir du « Plaisir partagé »
 

La conversion totale du domaine en culture biologique doit avoir lieu pour la fin de l’année 2021. Ils ont pour but de continuer à travailler sur leur image et la commercialisation de leurs produits de plus en plus qualitatifs. Il est pour eux important d’avoir de nouvelles réflexions commerciales, au vue des évènements sanitaires ralentissant un peu leur activité.

La convivialité étant le mot d’ordre de la famille, ils veulent créer des verres associés à leur célèbre « Dive Bouteille ». Une centaine de familles se mobilisent avec eux, en apportant des objets ferreux afin de laisser une identité et une promesse culturelle pour les générations futures.

 

Reportage de Kenny NEGOUAI